Diani

Publié le par Manon

Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani
Diani

A Nairobi, embouteillages interminables ; pas de « périphérique » ; on traverse la ville sur de grosses voies doubles parsemées de carrefour et de ronds points. Pratique pour les courses : des vendeurs partout viennent près des voitures vendre des bricoles made in china et des bouteilles d’eau. (on va trouver ça partout le long de la route Nairobi-Mombasa : sans descendre de voiture, on peut acheter eau, fruits, légumes, maïs grillé, mais aussi, paniers, frondes). Quelques « mzungu » à pied dans les rues. Thoya en profite pour nous vanter à nouveau la sécurité à Nairobi et au Kenya.

Choc sur la route Nairobi- Mombassa, 600 km de simple route à une voie, surchargée de camions qu’il faut doubler sans cesse, ou parfois renoncer quand on se retrouve à 4 sur deux voies (à ce régime, on préfère la piste défoncée quand le choix est possible, avec en prime, le clin d’œil et la boutade de John à la sortie de la piste : « Alléluia ! »). Beaucoup de barrages routiers sur cette route : militaires armés, et herses sur la route ! (même vu un de ces barrages au milieu de nulle part près de la réserve d’Amboseli)

Contraste de paysages ; bush sec et désolé, d’où l’on s’attendrait presque à voir sortir un lion ou un éléphant, montagnes et forêts, campagne verte et souriante où poussent légumes, maïs, tournesols, bananiers, parsemée de petits villages perdus. Chèvres et vaches broutent l’herbe au bord des fossés. Campagne remplie le samedi après-midi, d’hommes habillés et de femmes endimanchés, à l’occidentale ou à l’africaine, femmes qui portent enfants dans le dos ou objets sur la tête, travaillant dans les champs, d’enfants en uniformes, le tout souvent coloré, qui entendent la voiture arriver de loin et nous font signe sur notre passage sur la piste, et qui nous crient pour certains… : « sweet !! sweet !! ». on répond aux signes de la main avec moins d’enthousiasme quand on a compris ce qu’ils nous crient. Manon, énervée, ne répond pas du tout ;

Ahlala… Je me prends à rêver de la marche à travers l’Afrique de Sonia et Alexandre Poussin, qui expliquaient le rapport tout différent avec les gens que la marche permettait. (Africa Treck, 3ans pour traverser l’Afrique, sur les pas de l’Homme, et à la rencontre des Africains, du Cap de Bonne Espérance à Jérusalem)

Pour un Africain, un Mzungu ne marche pas. Il est forcément en voiture. En Afrique, on ne marche pas pour le plaisir, pour se promener, mais pour aller quelque part ! Cf sur la plage de Diani, où quand on marche le long de la mer, on nous demande si on va en Tanzanie, ou en Somalie, selon le sens de la marche. « ouioui, là je viens de Somalie, et maintenant,je repars en Tanzanie » ça les fait marrer…

Faut bien les occuper les ptits vendeurs de colliers et de statuettes qui arpentent la plage à la recherche du touriste qui se fait rare…A peine posé un pied sur le sable, on vient vous demander d’où vous venez, ptit baragoin en français, papa mama, pas beaucoup de touristes, famille à nourrir, et bricole à vendre… ptit droit à la « tranquilité » à acheter, mais attention, quand la veille, vous avez acheté au copain, la sollicitation recommence… avec plus ou moins le sourire… Claude les surprend avec sa réponse : « va faire maçon » ou « pas de bracelet, regarde, j’ai même pas de montre », et au vendeur qui lui demande comment il sait l’heure : « au soleil !» « t’es fort, toi » a répondu le vendeur. Les vendeuses de tissus ne se départissent jamais de leurs sourires et de leur bonne humeur quand on ne leur achète rien, ou que l’on marchande. (de même, les femmes masaï qui vendaient des objets à l’entrée des réserves insistaient, passaient ces objets par les fenêtres ouvertes de la voiture pour nous les mettre dans les mains ou les poser sur les genoux, mais ne quittaient jamais leur sourire quand on refusait. Sourire édenté ou fait de dents plantées avec une anarchie dont on n’a plus l’habitude).

Les tarifs qu’a connu Manon près de Kisumu, et les tarifs pour touristes friqués de la côte n’ont rien à voir, au grand désespoir de Manon, qui ruinée comme toujours, attendait la fin de son séjour et l’arrivée de ses parents, et l’Eldorado de la côte kenyane pour faire ses emplettes. Au final, beaucoup de propositions d’objets en bois, pour lesquels on avait beaucoup craqué en Afrique du Sud, et des bracelets et colliers pas terribles. Pas de « sandalettes en perles magnifiques », comme avait vu Manon dans l’ouest du pays, et le tissu est 10 fois plus cher, avant négociation.

Pas de chance…. Pas beaucoup de touristes, et en plus, ceux qui viennent sont fauchés, ou radins…

Ou trouillards ?

Certains hôtels donnent directement sur la plage.

Et donc, les vacanciers font bronzette sur leur transat sur la pelouse de l’hôtel, sous le regard de deux gardiens à l’entrée de la plage. Seul moyen quand même pour lire tranquille à la plage. Pour nous qui logeons dans une « auberge de jeunesse », (et oui, les vacances en compagnie de Manon, ça permet de rajeunir !), ce sera le squatt d’un bar paillote, coussins et pieds dans le sable ! ça permettra à l’œil de l’aventurière de cicatriser de l’intrusion d’un GRAIN DE SABLE au réveil !! et d’éviter un nouvel incident qui nous enverrait visiter l’hôpital de Diani !! Un des deux gardiens de l’hôtel, à qui on confiera nos affaires pendant une courte baignade, nous y enverra d’ailleurs en me voyant marcher un peu bizarrement suite à une coupure sous le pied faite lors d’une remontée ratée en barque lors de l’excursion sur l’ile de Wasini ; n’est pas jeune qui veut, finalement…

Petit marché dans l’enceinte de l’hôtel : si le touriste ne vient pas à toi, il faut aller vers le touriste.

Déplacement en groupe sur la plage, accompagné d’ un gardien ?

Quand même un peu de monde dans cet hôtel de la côte. Dans les réserves, on avait presque fini par croire qu’on était les seuls touristes, si ce n’était les voitures croisées en safari. Mais vu le nombre de lodges éparpillés au pourtour et à l’intérieur des réserves, on comprend qu’ils aient des difficultés de remplissage. Certes, on est en fin de saison des pluies, et donc en basse saison. Quoique, les ciels pleins de nuages sont superbes sur les photos. Mais quelques lodges sont quand même à l’état d’abandon. Nos guides nous confirment une activité touristique « moribonde », et les derniers attentats à Nairobi et Mombasa, et maintenant l’attaque d’extrémistes au nord du pays, ne vont pas faciliter le retour des touristes.

Pas mécontents de notre « Stillt Trees Hotel »

Cabane avec balcon perchée dans les arbres d’un jardin tropical. De vrais lits !!! avec de grandes moustiquaires ! Pas de « vue » sur la mer, qui n’est pas loin quand même, mais sur le sommet des arbres où jouent les singes.

Atmosphère moite quand même… rien à voir avec le climat de l’intérieur du pays.

Il ne faut rien laisser à manger dans les cabanes. Tout contrevenant sera puni…. d’une crotte de singe à côté du goûter terminé : briquette de jus de fruit ;scoop : les singes ne boivent pas à la paille mais directement à partir d’un trou dans la briquette ! mais savent ouvrir les emballages plastiques des gâteaux secs. Dans les réserves, on les a vu installés près des points de vue, près des poubelles destinés aux touristes, et fouillant ces poubelles pour y trouver de la nourriture.

Bar-salle à manger sous une immense paillote avec un toit magnifique de sisal tressé, canapés en rotin, et cuisine bonne et bon marché si on veut avec un plat « money saver » : lentilles et chapattis pour l’équivalent de 2.50 euros !, ou un curry de légumes-riz à peine plus cher

Clin d’œil-découverte du ch’ti en voyage : la bière est une boisson universelle !

Après la Castle sud-africaine, les bières australiennes qu’on paye au prix du champagne français (presque), voilà la Tusker kenyane. Rien à voir avec les bières fortes belges, mais toujours rafraîchissantes !

Règle apprise en voyage :

La teneur en alcool de la bière est inversement proportionnelle à la température moyenne du pays dans lequel on la fabrique.

(Texte écrit par ma maman en raison de ma paresse).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jacques Girauld 28/08/2014 16:16

Toujours sympa de lire quelques mots de voyageurs ...